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septembre 2018

#91Ó°ĘÓINMOTION

Un nouvel état d'esprit

EDITO

Un nouvel état d’esprit

 

Selon Winston Churchill, « un optimiste voit l'opportunitĂ© dans chaque difficultĂ© ».&˛Ô˛ú˛ő±č;
91Ó°ĘÓ, dont l’histoire est riche de succès basĂ©s sur des prises de risque mesurĂ©es et des remises en question, est clairement Ă  ranger dans cette catĂ©gorie. Optimiste parce qu’il existe deux façons d’affronter une crise aussi violente que celle que l’industrie pĂ©trolière a traversĂ© ces 4 dernières annĂ©es. La première consiste Ă  se replier sur soi en espĂ©rant des lendemains meilleurs, en utilisant de vieilles recettes. La seconde, en revanche, privilĂ©gie l’action, l’ambition, la recherche de solutions innovantes. 

La transformation entreprise par 91Ó°ĘÓ depuis plusieurs mois, portĂ©e par le plan d’action stratĂ©gique #91Ó°ĘÓINMOTION, va bien au-delĂ  du simple optimisme. Elle nĂ©cessite un vĂ©ritable changement d’état d’esprit et vise Ă  rendre le groupe maĂ®tre de son destin par un changement de paradigme, une Ă©volution de son business model et une refonte de son offre de services, au bĂ©nĂ©fice de ses clients. Mais surtout, elle doit reposer sur la confiance, celle de nos Ă©quipes et celle de nos clients, partenaires et actionnaires, qui donnent du sens Ă  ce que nous bâtissons.

Chacune des sociĂ©tĂ©s autonomes rĂ©cemment crĂ©es porte la marque de ce changement d’état d’esprit : services de logistique intĂ©grĂ©e chez Bourbon Marine & Logistics, projets clĂ© en main chez Bourbon Subsea 91Ó°ĘÓ, expĂ©rience passagers en cĹ“ur de prioritĂ© via de nouveaux services digitaux chez Bourbon Mobility.

Vivre un tel changement est une chose ; l’incarner, en ĂŞtre acteur plutĂ´t que spectateur est bien plus enrichissant et enthousiasmant. C’est prĂ©cisĂ©ment l’ambition des femmes et des hommes de 91Ó°ĘÓ : regarder dans la mĂŞme direction, se faire confiance, pour relever ensemble le challenge de l’offshore de demain, avec volontĂ© et abnĂ©gation !

 

Gaël Bodénès
Directeur Général

 

 

Edito
PAROLES D'EXPERT

« L'innovation : un défi ! » selon Clarksons Platou

Après 4 annĂ©es marquĂ©es par une crise sans prĂ©cĂ©dent du secteur de l’Oil & Gas, 2018 s’avère ĂŞtre une annĂ©e pivot pour les prestataires de services maritimes comme pour leurs clients. Peut-on dĂ©jĂ  parler de reprise ? Quelles sont les grandes tendances du marchĂ© ? Digitalisation, navire autonome, retour en opĂ©ration des navires dĂ©sarmĂ©s... Christian BrugĂĄrd, Head of Offshore chez Clarksons Platou, un des leaders du courtage maritime et de banque d'investissement, nous livre sa vision du marchĂ©.

 

PartnerShip : Après la crise, le marché de l'Oil & Gas a repris pour les grands groupes pétroliers. Quels en ont été les signes ?

Christian BrugĂĄrd
: Tout est lié au prix du baril qui a chuté à la fin de l’année 2014. Lorsqu’il a atteint les 30 dollars en 2016, les grandes compagnies pétrolières sont arrivées au point bas du marché. Depuis, les grandes sociétés vont mieux mais poursuivent leurs politiques agressives de réduction des coûts et des tarifs journaliers. On constate aujourd’hui une forte reprise, mais combien les grands groupes sont-ils prêts à investir dans les projets ? En 2017, 11 projets importants d’unités flottantes de production (FPU) ont été lancés. Cela a été un tournant pour le marché. En 2018, entre 12 et 15 projets sont attendus et, même si cela est extrêmement difficile à prévoir, on attend entre 16 et 19 projets majeurs en 2020. J’ajoute que plusieurs autres projets de plateformes pétrolières, de tailles inférieures et supérieures, ont été ou seront validés dans la même période selon notre analyse.

PS : Qu'en est-il des prestataires de services comme 91Ó°ĘÓ ?

C. B. : Pour ces compagnies, le point bas a été atteint l'année dernière. Depuis, le marché progresse, notamment pour le secteur du forage. 2018 est une année pivot pour les prestataires qui renouent avec l'activité. Aujourd'hui, 60 % de la flotte de navires de service est opérationnelle, soit 5 % de plus qu'en début d'année, ce qui est plutôt bon signe. D'autre part, de nouvelles stratégies sont apparues, mais sans innovation majeure : les coûts sont systématiquement tirés vers le bas, mais avec des solutions plus efficaces, plus fiables, plus automatisées. C'est excellent pour les donneurs d'ordre ! De même, on observe que les sous-traitants s'allient pour proposer des solutions intégrées. On a vu récemment des compagnies faire des offres communes dans le développement de champs. De toutes manières, l’innovation est plus que jamais un défi pour les acteurs de ce marché.

L’innovation est plus que jamais un défi pour les acteurs de ce marché.
Christian BrugĂĄrdHEAD OF OFFSHORE chez Clarksons Platou

 

PS : Mais il reste encore beaucoup de navires désarmés...

C. B. : Aujourd'hui, l'activitĂ© des navires de support Ă  l’offshore est repartie : entre janvier et juillet 2018, les taux d’utilisation ont atteint leur point bas et sont repartis Ă  la hausse depuis. C'est un bon indicateur de la reprise du marchĂ©. Cependant, sur les 4 600 navires supply de la flotte mondiale, 1 200 sont encore dĂ©sarmĂ©s, dont 600 ont plus de 15 ans : avec la reprise, il faudra rĂ©-investir dans ces navires, mais cela sera-t-il vraiment intĂ©ressant sur les plus anciens d’entre eux ? Cela dĂ©pendra du type de navire, de la manière dont ils auront Ă©tĂ© entretenus, mais 15 ans est de manière gĂ©nĂ©rale une limite Ă  ne pas dĂ©passer. 91Ó°ĘÓ, comme les autres prestataires de services, devra faire face Ă  ce challenge, mais avec une trĂ©sorerie limitĂ©e. C'est un vrai dĂ©fi.
 

PS : En cette période de crise, la digitalisation est au cœur des évolutions technologiques. Comment analysez-vous ce virage stratégique ?

C. B. : La digitalisation est un enjeu majeur. Elle est basĂ©e sur 3 grands axes : partager, collecter et analyser des informations et connecter les Ă©quipements et les personnes. Elle est dĂ©jĂ  en partie en place, mais elle va se dĂ©velopper et se gĂ©nĂ©raliser. Dans l'Oil & Gas, l'amĂ©lioration de la qualitĂ© des analyses va permettre d'optimiser les opĂ©rations des plateformes et des navires, de diminuer les risques financiers et opĂ©rationnels avec une approche plus analytique et Ă©ventuellement de diminuer les OPEX. 91Ó°ĘÓ a d'ailleurs Ă©tĂ© l'un des pionniers dans ce domaine. La première Ă©tape de la digitalisation mènera sans doute Ă  une meilleure analyse de risque des investissements et des opĂ©rations offshore : par exemple, une meilleure apprĂ©hension des coĂ»ts d'exploration et de production. De plus en plus de personnel sera transfĂ©rĂ© Ă  terre, moins d'heures de travail Ă  bord seront nĂ©cessaires, ce qui diminuera les OPEX. Cependant, de nouveaux investissements (CAPEX) seront requis, que ce soit pour Ă©quiper les nouveaux navires ou effectuer une mise Ă  jour des Ă©quipements existants. 
 

La digitalisation est un enjeu majeur. Elle est basée sur 3 grands axes : partager, collecter et analyser des informations et connecter les équipements et les personnes.

PS : Un dernier mot sur les navires autonomes ?

C. B. : Ils vont Ă©videmment arriver sur le marchĂ©, cela me semble incontournable. D'ici cinq ou dix ans apparaĂ®tront les premiers navires autonomes conventionnels. Je pense que ce sera plus long dans l'Oil & Gas Ă  cause de facteurs opĂ©rationnels plus complexes, mais je peux me tromper. Selon moi, la première Ă©tape consiste Ă  connecter les navires pour diminuer l'Ă©quipage, c’est ce qu'est en train de faire 91Ó°ĘÓ. L'industrie du forage, quant Ă  elle, a dĂ©jĂ  une partie du monitoring en place Ă  terre.
 

 

Paroles d'expert
ILS TEMOIGNENT

RCM : une révolution pour l’industrie maritime

Pilier de l'excellence opĂ©rationnelle de 91Ó°ĘÓ, la maintenance a une place centrale dans la qualitĂ© du service rendu aux clients. Elle doit cependant gagner en efficacitĂ© pour mieux rĂ©pondre aux contraintes du marchĂ© actuel et gĂ©nĂ©rer plus de satisfaction client Ă  travers un processus parfaitement maĂ®trisĂ©, notamment via la Reliability Centered Maintenance (RCM). Les explications d’Anne-Laure Comte, Head of Maintenance

 


La disponibilitĂ© technique des navires est un des dĂ©fis majeurs de 91Ó°ĘÓ : elle atteint aujourd'hui 97 %. Pour conserver et mĂŞme amĂ©liorer ce rĂ©sultat, l'Ă©quipe d'une trentaine de personnes dĂ©diĂ©e Ă  la maintenance basĂ©e Ă  Bucarest a dĂ©sormais pour objectif de rationaliser la maintenance prĂ©ventive, de dĂ©velopper une vision de la maintenance partagĂ©e par tous et de mener des projets inspirĂ©s de la maintenance industrielle. Objectif : gagner en efficacitĂ© en anticipant d’éventuelles pannes plutĂ´t que d’avoir Ă  les subir, et amĂ©liorer ainsi notre excellence opĂ©rationnelle, pour le bĂ©nĂ©fice de nos clients. 
Ce gain en efficacitĂ© passera aussi par une refonte du programme de maintenance, pesant trop lourd aujourd’hui dans la performance Ă©conomique du navire. « Il faut penser la maintenance au service des opĂ©rations, c'est essentiel », assure Anne-Laure Comte. « L’industrie aĂ©ronautique nous a montrĂ© la voie en dĂ©veloppant une maintenance basĂ©e sur la fiabilitĂ©. Nous nous rapprochons aujourd’hui de cette logique, avec ce que l’on appelle la Reliability Centered Maintenance (RCM) ». Cela signifie Ă©tudier très prĂ©cisĂ©ment les fonctions que doit remplir un Ă©quipement, sa criticitĂ© et Ă©valuer la solution la mieux adaptĂ©e en termes de maintenance.

« Prenons l’exemple concret du roulement à billes : son changement systématique en fonction du nombre d'heures d’utilisation n’est pas forcément adapté. En revanche, une analyse vibratoire permettra d’identifier au plus tôt un changement de condition et d’y répondre ». La pratique RCM a gagné depuis de longues années des industries aussi exigeantes que l’aéronautique ou le nucléaire, et a ainsi démontré les gains en termes de fiabilité mais aussi en réduction de coût de maintenance.

La pratique RCM a ainsi démontré les gains en termes de fiabilité mais aussi en réduction de coût de maintenance
ANNE-LAURE COMTEHEAD OF MAINTENANCE

 

Un partenariat est ainsi actuellement en cours avec un expert de ce type d’analyse, SKF, pour avoir à terme cette compétence en interne afin d'en généraliser l'usage à bord des navires auprès des officiers. D'autre part, de profonds changements sont en cours pour modifier la stratégie de gestion des arrêts techniques. Ainsi, toutes les parties prenantes - shipmanagers, achats, opérations... - vont être amenées à agir de concert et à mener une réelle chasse au gaspillage
 

Enfin, le dĂ©veloppement du big data permettra d’effectuer des analyses Ă  grande Ă©chelle et d’avoir une parfaite connaissance des opĂ©rations afin de rĂ©pondre de façon optimale aux besoins des clients et de renforcer l’excellence opĂ©rationnelle. Un pilote est d’ailleurs en cours : deux navires sont actuellement connectĂ©s via leur VMS (Vessel Monitoring System) et deux autres devraient l'ĂŞtre d'ici fin 2018. « Cela nous permet aussi de nous assurer que le navire est opĂ©rĂ© de manière optimale, par exemple au niveau de la puissance des moteurs et de savoir très prĂ©cisĂ©ment comment. La maintenance est alors menĂ©e selon l'utilisation des Ă©quipements et non plus suivant un intervalle calendaire fixe. Ce projet nous ouvre des perspectives stimulantes en promettant des amĂ©liorations Ă  tous les niveaux ».
 

Ce projet nous ouvre des perspectives stimulantes en promettant des améliorations à tous les niveaux


Ces mutations ne seront possibles qu'accompagnĂ©es d'un changement d'implication et de mentalitĂ©, grâce au volet « Culture et Gouvernance Â» de cette nouvelle stratĂ©gie, qui introduit une nouvelle façon de rĂ©aliser la maintenance, par exemple en mettant en place un processus de planification gĂ©rĂ© conjointement par le bord et la terre et dont le maĂ®tre mot sera : anticipation ! Le projet inclut Ă©galement la rĂ©vision complète des directives, procĂ©dures et instructions pour plus de clartĂ© et un meilleur partage des bonnes pratiques. 
L’entretien du navire sera alors rationalisĂ© au plus près des rĂ©alitĂ©s opĂ©rationnelles et posera un standard essentiel Ă  la modĂ©lisation des activitĂ©s de maintenance. 

Conscient de la difficultĂ© de ce changement en profondeur, l’équipe projet travaille en liaison avec chaque shipmanager : chaque navire sera encadrĂ© par la prĂ©sence de 2 Change Officers, qui seront prĂ©sents Ă  bord plus de 8 semaines pour une meilleure adhĂ©sion aux nouvelles pratiques par l’équipage. 
Maîtrise et visibilité seront les gains de ce projet pour le client !
 

Ils témoignent
REUSSIR ENSEMBLE

Bourbon Mobility un virage stratégique pour renforcer son leadership

Avec sa flotte de 269 Crew boats, 91Ó°ĘÓ transporte trois millions de passagers par an, soit près de 10 000 passagers par jour, l'Ă©quivalent de 22 Boeing, 747 quotidiennement ! Les compagnies pĂ©trolières cherchent en effet Ă  rĂ©duire l'utilisation de l'hĂ©licoptère comme transport de passagers, plus rapide mais plus coĂ»teux, moins sĂ»r et moins confortable. Depuis le lancement du plan d’action stratĂ©gique #91Ó°ĘÓINMOTION en fĂ©vrier dernier, le groupe s’est rĂ©organisĂ© en 3 sociĂ©tĂ©s autonomes, dont une dĂ©diĂ©e Ă  l’activitĂ© de transport de personnels, Bourbon Mobility, qui a entrepris une profonde transformation de la façon d’apprĂ©hender ce type de services.

 

&˛Ô˛ú˛ő±č;« Depuis plusieurs mois, nous avons dĂ©cidĂ© d’opĂ©rer un virage stratĂ©gique, vers une logique de compagnie aĂ©rienne : ces deux activitĂ©s ont en effet des modèles d'affaires très proches », explique François LeslĂ©, Directeur GĂ©nĂ©ral de Bourbon Mobility. La compagnie vise donc les mĂŞmes standards en termes de services, de confort et de sĂ©curitĂ©, en capitalisant tout d’abord sur ses atouts majeurs : l’excellence opĂ©rationnelle et la fiabilitĂ© technique de ses navires. Car on ne peut rĂ©ussir cette transformation qu’en construisant sur des fondations solides.

Cette nouvelle approche est portée par l’ensemble des collaborateurs, à tous les niveaux de la compagnie : « c’est un des éléments clés de cette nouvelle orientation » poursuit François Leslé. « Il doit exister un véritable esprit d’équipe au sein de Bourbon Mobility ! Tout le monde doit travailler de concert pour atteindre le même objectif, en mode collaboratif. Toutes les initiatives doivent être valorisées et nous favorisons la remontée d’informations du terrain pour exploiter les bonnes idées potentielles ».

Toutes les initiatives doivent être valorisées et nous favorisons la remontée d’informations du terrain pour exploiter les bonnes idées potentielles
françois leslĂ©directeur gĂ©nĂ©ral 91Ó°ĘÓ MOBILITY

L’offre de service a été redéfinie selon 3 axes majeurs, pour la rendre plus lisible :

  • un service « Crewliner », pour les transports de longue distance,
  • un service « Inter-field », pour le transport de personnels entre les champs pĂ©troliers,
  • et enfin un service sur mesure « Specific Support ».&˛Ô˛ú˛ő±č;

Avec un trajet base/plateforme de quatre Ă  cinq heures en moyenne et pouvant aller jusqu'Ă  12h, le confort des passagers demeure une prioritĂ©. « Nos navires, entretenus dans nos Surfers Repair Centers, ont un taux de disponibilitĂ© technique record, mais nous devons Ă  prĂ©sent changer de paradigme et rechercher un taux de service de 100 % » ajoute François LeslĂ©. « Cette stratĂ©gie change fondamentalement : le navire devient un moyen et le passager est, lui, au centre de cette logique ». Des initiatives sont prises pour rendre le voyage des passagers plus agrĂ©able. Un rĂ©seau wifi sera ainsi disponible sur tous les navires avec une offre de films et de mĂ©dias calquĂ©e sur les standards aĂ©riens et que le passager pourra consulter sur ses appareils mobiles personnels. Ce dispositif est actuellement en cours de test au NigĂ©ria et au Gabon et pourra ĂŞtre dĂ©ployĂ©, s’il est concluant, avant la fin de l'annĂ©e pour les clients qui en feront la demande. De mĂŞme, un service de collation sera proposĂ© mi-2019 pour rĂ©pondre Ă  une rĂ©elle attente exprimĂ©e par les clients.

Le navire devient un moyen et le passager est, lui, au centre de cette logique

Une réflexion est aussi en cours sur une solution de type UBER pour l'inter-field, en s'appuyant sur la digitalisation qui permettrait d'avoir les sièges libres en temps réel, de réserver suivant les besoins et, pour le client, de payer en fonction de l'utilisation des navires. Ce service devrait être finalisé dans moins de deux ans. « Le groupe prépare aussi des offres porte à porte pour le personnel afin de devenir ce qu'on pourrait appeler l'agence de voyage de l'offshore, en prenant en charge les personnes de chez eux jusqu'à la plate-forme », précise François Leslé.
Autre symbole de la transformation de Bourbon Mobility, la compagnie travaille sur un modèle Ă©conomique basĂ© sur un tarif Ă  la place, afin d’inciter les clients Ă  optimiser les taux de remplissage et de mutualiser les moyens pour continuer de rĂ©duire leurs coĂ»ts d’opĂ©ration. En bref, 91Ó°ĘÓ propose une vraie transformation des modèles existants.

 

 

 
3 questions Ă  François LeslĂ©, Directeur GĂ©nĂ©ral de Bourbon Mobility

La solution d’embarquement/dĂ©barquement appelĂ©e « Boat Landing » est une des grandes rĂ©ussites de 91Ó°ĘÓ dans le domaine de la sĂ©curitĂ©. Quel en est le bilan ?

Il y a une trentaine d'annĂ©es, 91Ó°ĘÓ a inventĂ© le Boat Landing. Aucun dĂ©cès n'a jamais eu lieu avec ce dispositif : c'est toujours le système le plus fiable jamais conçu pour le transfert de passagers en haute mer. Ce passage entre navire et plate-forme est extrĂŞmement dangereux. Aucune solution alternative n'existe actuellement sur le marchĂ© qui puisse concurrencer le Boat Landing en termes de sĂ©curitĂ© et de temps de dĂ©barquement. Nous pouvons dĂ©barquer 50 personnes en 10 minutes ! 

Les personnes qui découvrent ce dispositif peuvent être soumises à un stress. Comment les aider à le réduire ?

Nous avons un projet de lunettes 3D en cours de dĂ©veloppement avec une Major. Il s'agit de prĂ©parer les nĂ©ophytes au dĂ©barquement par Boat Landing. En l'ayant fait une fois virtuellement, ces personnes vont mieux gĂ©rer leur stress et sauront Ă  quoi s'attendre. D'autre part, nous avons Ă©quipĂ© toutes les personnes qui n'ont jamais dĂ©barquĂ© ainsi avec des brassards verts afin que le matelot puisse les reconnaĂ®tre et leur apporter une assistance spĂ©cifique.   

Pensez-vous pouvoir encore améliorer vos équipements et réduire ce temps de transfert ?

Oui. Le temps de transfert en mer n'est pas un dĂ©tail. De nouveaux Ă©quipements sont Ă  l'Ă©tude pour rĂ©pondre au mieux aux contraintes locales et Ă©largir notre zone de couverture. Si le Boat Landing est parfaitement adaptĂ© Ă  l'Afrique de l'ouest, il l’est peut-ĂŞtre moins aux conditions que l’on rencontre ailleurs, par exemple, les besoins liĂ©s Ă  la mer et Ă  la mĂ©tĂ©o sont diffĂ©rents. Nous envisageons donc d’autres solutions techniques, comme l’utilisation de passerelles Ă  compensation de mouvement, pour garantir une qualitĂ© de service optimale, en toute sĂ©curitĂ©. 

 

Réussir ensemble
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Navires connectés : la flotte smart

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Les PSV Bourbon Liberty 150, extension des Bourbon Liberty 100, offrent aux clients des services complémentaires tels qu’un pont pouvant atteindre les 400 m², et une capacité de stockage 30 % supérieures à celle d’un navire traditionnel.

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Les AHTS de la série Bourbon Liberty 200 se distinguent par des moteurs et treuils puissants, une manœuvrabilité exceptionnelle, une consommation optimisée en carburant et des équipements de lutte anti-incendie et anti-pollution.

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Evolution des Bourbon Liberty 200, les AHTS de la série Bourbon Liberty 300 proposent aux clients une plus grande surface de pont ainsi qu’une plus grande capacité de stockage et reprennent les mêmes caractéristiques phares que celles des Bourbon Liberty.

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Les 20 navires de la série Bourbon Explorer 500 ont été conçus pour ravitailler les appareils de forage modernes, avec une importante capacité de chargement de boues liquides de 1 500 m3.

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Cette série de navires propose une surface de pont de plus de 1 000 m², un port en lourd de 4 250 t, un positionnement dynamique de classe 2 (DP 2) et une propulsion diesel-électrique.

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91Ó°ĘÓ en Inde : une implantation durable

Il y a près de 10 ans, 91Ó°ĘÓ effectuait ses premières opĂ©rations de surface en Inde pour la compagnie pĂ©trolière Reliance Industries. Avec l’entrĂ©e en activitĂ© des premiers champs Subsea, Bourbon Subsea 91Ó°ĘÓ a naturellement proposĂ© ses services et y a signĂ© ses premiers contrats en 2015, 2016 & 2017. Un succès qui s’annonce durable puisqu’un nouveau contrat vient d’être signĂ© avec McDermott pour des travaux de construction sur le prochain dĂ©veloppement de Reliance Industries mettant en Ĺ“uvre le navire MPSV Southern Ocean.

 


Cinquième puissance Ă©conomique mondiale et portĂ©e par une Ă©conomie en forte croissance, l’Inde voit en outre son activitĂ© pĂ©trolière et gazière connaĂ®tre un essor sans prĂ©cĂ©dent, notamment dans l’industrie offshore marine et subsea. « 91Ó°ĘÓ s’est positionnĂ© dans un premier temps sur le marchĂ© spot » explique Jean-Charles Audouin, Area Commercial Manager. « Cela s’est matĂ©rialisĂ© assez rapidement par 2 contrats avec Subsea 7 puis McDermott, pour la compagnie nationale indienne ONGC ». Au programme, une mission de rĂ©paration sur le champ S2AB, puis des travaux de support Ă  la construction sur le champ S1 Vashista, avec le mĂŞme navire, le Bourbon Evolution 807, Ă©quipĂ© de ROV HD armĂ©s par Bourbon offshore DNT.

C’est ensuite pour la compagnie Reliance Industries que 91Ó°ĘÓ poursuit son implantation sur le marchĂ© indien, avec fin 2017, un premier contrat long terme d’inspection-maintenance pour le Bourbon HĂ©lène sur le champ KGD6, suivi d’un second pour du support Ă  la construction pour le Southern Ocean, sur le champ KGD6-Rseries. 
 

Le Bourbon Hélène réalise une mission de support à la production, d’inspection et de nettoyage des installations sous-marines. Dans le détail, il s’agit d’effectuer des inspections visuelles avec ROV, des mesures d’inspection de corrosion et le nettoyage des concrétions sur les structures pétrolières. Quant au Southern Ocean, il réalisera pour sa part des travaux de survey et d’assistance à la construction du système de production sous-marine du champ KGD6-Rseries.


« Cette nouvelle Ă©tape est très importante car elle montre que nous avons su gagner la confiance de nos clients dans cette zone par notre expĂ©rience et la qualitĂ© de nos services, et nous acclimater aux règles locales (local content, exigences rĂ©glementaires et rĂ©gime de taxes spĂ©cifiques) » poursuit Jean-Charles Audouin. « Nous travaillons depuis longtemps avec des Ă©quipages indiens, ce qui est un rĂ©el atout. Ces marins sont très compĂ©tents, expĂ©rimentĂ©s et opèrent facilement dans le niveau des standards de 91Ó°ĘÓ. Nous sommes par ailleurs en mesure de proposer une flotte de navires modernes qualifiĂ©s SPS (certificat de sĂ»retĂ© des navires), une obligation sur le marchĂ© de l’offshore indien. Ce qui est au dĂ©part une barrière Ă  l’entrĂ©e s’avère Ă  prĂ©sent, pour nous, un facteur diffĂ©rentiant ! »&˛Ô˛ú˛ő±č;
 

Nous avons su gagner la confiance de nos clients dans cette zone par notre expérience et la qualité de nos services
Jean-Charles AudouinArea Commercial Manager

Le groupe bĂ©nĂ©ficie Ă©galement de son implantation internationale. Avec une partie de la flotte dĂ©ployĂ©e Ă  Singapour et une autre dans le golfe persique, 91Ó°ĘÓ peut servir l’Inde depuis l’ouest comme l’est et dispose d’un atout gĂ©ographique pour ce marchĂ© très saisonnier qui vit au rythme de la mousson.

 

Un nouveau champ de prospection

Alors que Bourbon Subsea 91Ó°ĘÓ dĂ©veloppe son offre de service de projets clĂ© en main, le segment de l’éolien offshore posĂ©, qui tend Ă  se dĂ©velopper en Inde (5 GW en projet d’ici 2021, deux fois plus qu’en France), offre un nouveau champ de prospection au groupe qui pourrait s’y positionner ces prochains mois.

 

Regards croisés
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