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Un hiver riche en interventions

Les annĂ©es se suivent et ne se ressemblent pas pour les  Les Abeilles. Après deux hivers plutĂ´t calmes, ce sont en effet pas moins d’une vingtaine d’opĂ©rations auxquelles les navires de la compagnie ont pris part. Un hiver très chargĂ© donc, au cours duquel les Ă©quipages ont jouĂ© pleinement leur rĂ´le de Saint-Bernard des mers…

«&˛Ô˛ú˛ő±č;Du yacht de 25 m au porte-conteneurs de 300 m, en passant par un chimiquier, un petit cargo caboteur, un vraquier, etc. les nombreuses interventions de nos navires cet hiver illustrent Ă  la perfection les rĂ©alitĂ©s de notre mission.&˛Ô˛ú˛ő±č;» explique Pascal Potrel, Directeur GĂ©nĂ©ral Les Abeilles. «&˛Ô˛ú˛ő±č;Entre les interventions rĂ©elles et ce que nous appelons dans notre jargon les escortes chaudes, nos Ă©quipes sont donc intervenues près d’une vingtaine de fois pour porter assistance Ă  des navires en difficultĂ©. Et ce sur toutes les façades maritimes françaises, en MĂ©diterranĂ©e, dans la Manche et sur le rail d’Ouessant. Â» Trois RIAS1 â€“ l’Abeille Bourbon, l’Abeille LibertĂ© et l’Abeille Languedoc â€“ et un BSAD2 â€“ le Jason â€“ ont donc participĂ© Ă  ces opĂ©rations.

Comment expliquer un tel enchaĂ®nement ? Le changement de la lĂ©gislation sur les combustibles de propulsion, il y a quelques annĂ©es, qui oblige les navires Ă  passer du fuel lourd au fuel lĂ©ger lors de l’entrĂ©e en Manche, a certes engendrĂ© un certain nombre d’avaries. Des navires sont ainsi rĂ©gulièrement stoppĂ©s en pleine mer pour effectuer des rĂ©parations dans le circuit de combustible. Ce contexte n’a pourtant pas entraĂ®nĂ© une augmentation des opĂ©rations de remorquage, mais plutĂ´t des mises en alerte plus nombreuses.

En revanche, une meilleure gestion du risque par les compagnies maritimes est sans doute Ă  prendre en considĂ©ration : «&˛Ô˛ú˛ő±č;La plupart des armateurs sont aujourd’hui dans une mĂŞme dynamique en terme de politique de sĂ©curitĂ©, ce  qui les pousse Ă  ĂŞtre beaucoup plus rĂ©actifs&˛Ô˛ú˛ő±č;» juge Pascal Potrel. «&˛Ô˛ú˛ő±č;Les procĂ©dures sont très strictes et appliquĂ©es. Les cellules de crise sont donc rĂ©unies au plus vite pour gĂ©rer au mieux les situations, pour que les navires puissent redevenir opĂ©rationnels dans les plus brefs dĂ©lais.&˛Ô˛ú˛ő±č;»

"Il n'y a pas de petite ou de grosse opération. Chaque remorquage nécessite le plus grand professionnalisme."
pascal potreldirecteur général les abeilles

 

chaque operation est unique

Le nombre d’interventions ne rend pas celles-ci routinières, loin s’en faut. Ainsi, le remorquage au port de Brest du Koningsborg par l’Abeille Bourbon fin dĂ©cembre n’aura pas Ă©tĂ© de tout repos. Le vraquier de 131 m faisait route avec sa cargaison de bois vers la Tunisie lorsqu’un problème mĂ©canique est survenu, entrainant la perte d’une partie de la cargaison du navire, dans une mer forte Ă  grosse. Avec obligation pour l’équipage du remorqueur Les Abeilles d’intervenir dans des conditions difficiles sur le pont du vraquier. Quelques heures plus tard, malgrĂ© le bris d’une remorque en cours de route, l’Abeille Bourbon et le Koningsborg faisaient leur entrĂ©e dans le port de Brest.

Au mĂŞme moment, c’est le Fairwood, une vedette de 25 m Ă©vacuĂ©e de ses occupants suite Ă  un incendie en salle des machines, qui Ă©tait remorquĂ© par le Jason dans le golfe du Lion (MĂ©diterranĂ©e), intervention permettant d’éviter toute pollution aux hydrocarbures.  «&˛Ô˛ú˛ő±č;Il n’y a pas de petite ou de grosse opĂ©ration. Chaque remorquage nĂ©cessite le plus grand professionnalisme, quelle que soit la taille du navire, pour que la sĂ©curitĂ© des personnes et l’intĂ©gritĂ© du navire et de l’environnement soient assurĂ©es. L’activitĂ© opĂ©rationnelle soutenue de cet hiver - malgrĂ© une mĂ©tĂ©o de saison normale - nous montre, en outre, que la vigilance au niveau de la protection du littoral doit ĂŞtre de tous les instants et qu’il ne faut jamais baisser la garde…&˛Ô˛ú˛ő±č;»

1RIAS : Remorqueurs d'Intervention, d'Assistance et de Sauvetage

2BSAD : Bâtiment de Sauvetage, d'Assistance et de DĂ©pollution

Focus

ABEILLE LANGUEDOC / UN REMORQUAGE DELICAT

Le 2 mars dernier, le chimiquier Lizrix était remorqué vers Douvres par l’Abeille Languedoc dans des conditions difficiles. Le commandant Eric Piani raconte.

«&˛Ô˛ú˛ő±č;La particularitĂ© de ce remorquage est due Ă  la fois aux conditions mĂ©tĂ©o, avec un vent de force 9, mais aussi au positionnement du navire. Le chimiquier Ă©tait au mouillage dans le rail de Pas de Calais, en avarie, lorsque la prĂ©fecture maritime l’a mis en demeure d’être remorquĂ©, ceci afin d’éviter au plus vite tout risque de collision avec les nombreux navires empruntant cette voie maritime.

Autre avantage, l’opĂ©ration pourrait alors se dĂ©rouler en plein jour, ce qui est toujours plus sĂ©curisant. Pendant la manĹ“uvre, il a fallu positionner l’Abeille Languedoc dans le mĂŞme sens que le Lizrix, lĂ©gèrement dĂ©calĂ© pour Ă©viter que la chaine de mouillage ne se prenne dans nos hĂ©lices. Nous Ă©tions donc vent de face, ce qui rendu le remorquage plus difficile, car les remorqueurs interviennent gĂ©nĂ©ralement le vent dans le dos, ce qui leur donne un meilleur Ă©quilibre. Dans ce cas prĂ©cis, il a fallu compenser en permanence avec les propulseurs. MalgrĂ© ces circonstances globalement dĂ©favorables, tout s’est fort heureusement très bien passĂ© et nous avons pu ramener le navire Ă  Douvres oĂą il a pu ĂŞtre pris en charge pour y ĂŞtre rĂ©parĂ©.&˛Ô˛ú˛ő±č;»

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