Sardaigne-Nigéria : remorquage pour l'Ulysse

Du 12 mars au 18 avril 2017, l’Ulysse, un AHTS de la flotte 91Ó°ĘÓ, a remorquĂ© une barge de matĂ©riel offshore pour Saipem, d’Arbatax en Sardaigne jusqu’à Port Harcourt. RĂ©cit.

Parti le 12 mars d’Arbatax en Sardaigne, l’Ulysse a rejoint Onne-Port Harcourt au NigĂ©ria en 38 jours. Sa mission : remorquer une barge chargĂ©e de matĂ©riel offshore pour le compte de Saipem, dans le cadre du projet offshore Egina de Total. « Le navire venait d’achever une mission en Égypte. Il a tout de suite Ă©tĂ© contractĂ© pour cette opĂ©ration de remorquage » explique Gontran de la Souchère, Contracts Manager chez 91Ó°ĘÓ.

ł˘â€™Ulysse, un AHTS d’une capacitĂ© de traction de 170 tonnes, est taillĂ© sur mesure pour ce type de mission. « ł˘â€™un des atouts de l’Ulysse, est qu’il possède une capacitĂ© de traction variable grâce Ă  ses 4 moteurs. En fonction de la charge Ă  remorquer, il peut mobiliser 1, 2, 3 ou 4 moteurs. IdĂ©al pour faire des Ă©conomies de carburant tout en assurant une puissance de traction optimale Â» souligne Lionel Le Pape, son commandant. Pour cette opĂ©ration de remorquage, l’Ulysse n’a utilisĂ© qu’un seul moteur, pour une consommation quotidienne de 10 m3 de carburant.

MANĹ’UVRES DE PRÉCISION 

Pour parcourir les 4 500 milles nautiques qui sĂ©parent Arbatax d’Onne, l’Ulysse a naviguĂ© Ă  une vitesse moyenne de 5 nĹ“uds. Ă€ son bord, 12 membres d’équipage. « Dans ce type de mission, il faut garder un Ĺ“il Ă  tout moment sur la tension du train de remorque. Sans jamais toucher le fond, le câble doit ĂŞtre assez long pour aller dans l’eau et absorber les chocs en cas de mauvais temps. ł˘â€™objectif est d’éviter au maximum les freinages intempestifs, très gourmands en Ă©nergie Â», dĂ©taille le commandant.

Remorquer une barge de 100 m avec une longueur de remorque de 500 m rĂ©duit la capacitĂ© Ă  manĹ“uvrer. Surtout dans des zones Ă©troites comme le dĂ©troit de Gibraltar, qui concentre un tiers du trafic maritime mondial. « 13 kilomètres de large, c’est bien peu pour accueillir tous ces navires ! Â», insiste Lionel Le Pape. « Nous avons pris soin de communiquer nos intentions de manĹ“uvre aux autres navires pour Ă©viter l’accident Â».

Autre facteur de rĂ©ussite : saisir les opportunitĂ©s climatiques. « En partant de Sardaigne, la mĂ©tĂ©o Ă©tait avec nous, avec un vent d’est qui nous poussait dans la bonne direction. Nous avons donc pu aller un peu plus vite et rattraper une autre fenĂŞtre mĂ©tĂ©o favorable au large du Maroc. Une occasion Ă  ne pas manquer car les vents contraires dans cette zone peuvent ĂŞtre assez violents », explique Lionel Le Pape.

En s’approchant du NigĂ©ria, l’Ulysse est passĂ© en sĂ©curitĂ© de niveau 2 et un protocole très strict s’est enclenchĂ©. « Un navire de la dĂ©fense nigĂ©riane nous a ensuite rejoint et  nous a escortĂ© jusqu’au port », conclut le commandant.

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