Image

Paroles de marins

Un navire est un lieu particulier, sur lequel se cĂ´toient pendant des semaines entières des marins de diverses nationalitĂ©s et cultures, aux mĂ©tiers et parcours diffĂ©rents, portĂ©s par une mĂŞme passion : la mer. Commandant, matelots, chef mĂ©canicien, maitre d’équipage… forment ainsi une petite communautĂ© au sein de laquelle se tissent des liens forts de respect et de solidaritĂ©. Des marins qui ont acceptĂ© de partager avec nous un de leurs Ă©vĂ©nements marquant vĂ©cu Ă  bord.

J’ai toujours en mĂ©moire mon premier embarquement en tant que second mĂ©canicien chez 91Ó°ĘÓ, en 2006. Pour moi, qui venais du monde de la pĂŞche, en mer du Nord, le changement Ă©tait assez radical ! Nouvelle zone d’opĂ©ration,  le Congo, nouveau type de navires, le MPSV Athena, nouveaux Ă©quipements mais aussi nouvelles procĂ©dures. Je me souviens par exemple avoir Ă©tĂ© surpris par l’importance donnĂ©e Ă  la ,  car on en parlait peu Ă  cette Ă©poque sur les navires de pĂŞche. Le premier jour, l’Achille, un autre navire 91Ó°ĘÓ, m’a emmenĂ© sur la base Alicia, au Congo, oĂą se trouvait l’Athena. J’y ai reçu un excellent accueil de l’équipage. Je n’ai fait qu’un embarquement sur ce navire mais il m’a marquĂ© car je dĂ©couvrais l’univers de l’offshore.
Philippe Perron, chef Mécanicien du Bourbon Hélios.

 

A bord de notre navire, nous sommes très proches les uns des autres, comme une vraie famille. Il y a des indiens, des ukrainiens et des philippins, mais une fois embarquĂ©s, nous ne formons qu’une seule et unique entitĂ©. RĂ©cemment, un membre de l’équipage, un graisseur, a appris la naissance de son enfant, un garçon. Un Ă©vĂ©nement que nous avons fĂŞtĂ© comme il se doit… Cette naissance nous a particulièrement Ă©mus, nous n’avons pu contenir notre joie ! J’avais un peu l’impression d’être le grand-père de cet enfant et mes collègues les oncles… Nous avons aidĂ© le papa Ă  trouver un prĂ©nom ! Ce genre d’évĂ©nement a toujours une rĂ©sonance particulière car il nous a fait penser Ă  notre propre famille. Il montre aussi combien nos liens Ă  bord sont forts, malgrĂ© nos diffĂ©rences.
Shishir Pande, commandant du Bourbon Liberty 238.

" Lorsque je retourne au Congo, je retrouve les pilotes  formĂ©s dans le passĂ© et ils ont toujours cet Ă©lan de fraternitĂ© envers moi."
Daniel Bastardpilote °ůĂ©´ÚĂ©°ů±đ˛ÔłŮ Surfers

 

Je forme depuis plusieurs annĂ©es des pilotes de Surfers, en Afrique de l’Ouest, essentiellement au Congo et en Angola. Ce sont pour la plupart d’anciens matelots qui ont passĂ© leur brevet maritime mais qui n’avaient pas, au dĂ©part, une rĂ©elle culture maritime. Je suis toujours frappĂ© par l’émotion ressentie par ces pilotes lorsqu’ils achèvent leur pĂ©riode de formation. Il faut savoir que celle-ci est assez intensive et peut durer plusieurs mois. Lorsque ces marins deviennent enfin pilotes, ils expriment leur Ă©motion de façon très forte. Ils sont en larmes, ils me serrent dans leurs bras et me remercient de leur avoir permis de devenir pilotes. Ce sont des moments très particuliers. Nous restons ensuite en contact, le lien n’est jamais rompu. En tant que , je suis totalement disponible pour leur porter assistance. Mais bien souvent, ils m’appellent pour prendre de mes nouvelles, sans autre motif. Je forme aujourd’hui des pilotes angolais sur , mais lorsque je retourne au Congo, je retrouve les pilotes  formĂ©s dans le passĂ© et ils ont toujours cet Ă©lan de fraternitĂ© envers moi. Ça fait très plaisir, ce sont des moments que l’on n’oublie pas...
Daniel Bastard, pilote °ůĂ©´ÚĂ©°ů±đ˛ÔłŮ Surfers.

 

Je suis matelot chez 91Ó°ĘÓ depuis plus de 4 ans. Originaire de Cabinda, l’envie de naviguer m’est venue  en voyant plusieurs films sur ce thème. Lorsque l’opportunitĂ© d’embarquer sur les navires du groupe s’est prĂ©sentĂ©e, je n’ai pas hĂ©sitĂ© un seul instant. J’avais soif de dĂ©couvrir un nouveau mĂ©tier, un nouvel environnement. De changer de vie.  Aujourd’hui, je ne peux citer un souvenir en particulier mais plutĂ´t un ensemble de choses. Comme le dĂ©roulement des opĂ©rations, que ce soit le transfert de produits ou le chargement-dĂ©chargement de colis. Chaque mission a ses spĂ©cificitĂ©s mais j’aime ce travail d’équipe sur le pont, avec mes collègues matelots et le deck leader. Le poste de matelot est très complet. Nous sommes très impliquĂ©s dans les procĂ©dures de ˛őĂ©ł¦łÜ°ůľ±łŮĂ©, nous effectuons aussi des opĂ©rations de maintenance, nous sommes en lien avec l’ensemble de l’équipage, etc. C’est sa diversitĂ© qui fait la richesse de ce mĂ©tier.

Celestino Barros, matelot à bord du Bourbon N’Duva.

 

Parcours